La galerie Jocelyn Wolff accueille l’exposition Le Plan libre (1er chapitre), une proposition de Fatma Cheffi et François Piron, jusqu’au 31 octobre. Le Plan libre (2ème chapitre) ouvrira ses portes le 8 novembre.

« D’une manière générale, je ne fais que passer, je ne reste pas. » Marcelle Cahn (1895-1981)

« Dans un film tourné pour la Radio-Télévision Suisse en 1976, Marcelle Cahn, alors âgée de 80 ans, se livre à des collages dans sa chambre-atelier de la fondation Galignani à Paris. Sur son lit, le pêle-mêle des gommettes, cartons découpés, cartes postales, enveloppes et papeteries diverses, forme la matière première d’un travail réduit à la plus extrême simplicité, où l’intuition et la fantaisie s’allient au constant souci de rigueur et d’allègement qu’elle a poursuivi tout au long de son œuvre, depuis ses peintures cubistes des années 1920 jusqu’aux tableaux de lignes ponctuées de sphères en relief, évoquant des partitions musicales et graphiques. Ces principes s’affirment encore davantage avec ces collages minuscules qu’elle réalise à la fin de sa vie, dans l’isolement de la chambre.

L’exposition Le Plan libre, dont la forme et le titre s’inspirent du principe architectural moderniste consistant à supprimer les murs porteurs, rend hommage à cette dernière période de Marcelle Cahn et la met en dialogue avec d’autres artistes, réunis ici sans frontière chronologique ni géographique, pour leurs affinités d’attitude et certaines assonances formelles. Hessie, Georges Koskas, Guy Mees, Francisco Tropa ou encore Elisabeth Wild proposent, comme Marcelle Cahn, une approche intime, ludique et libre de l’abstraction et une pratique de l’art qui, à l’écart des engouements éphémères, s’affirme comme une nécessité vitale et atemporelle. Marcelle Cahn, qui souvent s’est tenue en marge, n’était pas moins perméable aux courants et conversations de son époque, sans jamais s’enfermer dans les certitudes des écoles. Elle a construit son propre langage de manière indépendante et, dans des moments de doute et de trouble, a encouragé d’autres artistes à développer le leur. »

Fatma Cheffi et François Piron

Informations pratiques

Le Plan Libre (1er chapitre), une proposition de Fatma Cheffi et François Piron
Jusqu’au 31 octobre 2020
Jocelyn Wolff
www.galeriewolff.com

Autre exposition :
Hospitalités : Jocelyn Wolff invite les galeries Barbara Wien (Berlin) & ProjecteSD (Barcelona)

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