Cette traversée de la FIAC en ligne m’a inspirée deux amorces d’expositions imaginaires.

L’une Surréalité comme une échappée onirique qui pourrait se déployer dans une demeure fictionnelle et psychédélique, à l’image du château des obsessions de Ramin Haerizadeh, Rokni Haerizadeh et Hesam Rahmania, habité par le Green Man de Lois Weinberger, les fantômes d’Apitchapong Weerasethakul, l’amoureuse extatique de Dorothy Iannone, le peintre funky de Peter Saoul, ou les corps polymorphes de Jakob Lena Knebl. Matrice pour la germination de nouvelles formes et d’identités, de contes cruels, subversifs ou collectifs, tels ceux de Julien Creuzet et d’Ulla Von Brandenburg.

L’autre Réalité, s’effeuille comme l’éphéméride du Double Bind de Leigh Ledare, où les œuvres d’Anne Imhof, Miriam Cahn, General Idea, en attendant l’exposition à venir de leurs œuvres au Palais de Tokyo, se font les sismographes vibrant d’une réalité instable, d’un temps où même si le « All Shall Fall » d’Eliza Douglas résonne comme une mélopée, Jeppe Hein nous laisse espérer : « Everything can change ».

Emma Lavigne

Emma Lavigne

Diplômée en histoire de l’art, histoire et architecture, Emma Lavigne est depuis septembre 2019 présidente du palais de Tokyo. 

De 2000 à 2008 elle a été conservatrice à la Cité de la musique, où elle a mis en place une programmation pluridisciplinaire, avant de rejoindre le musée national d’Art moderne – Centre Georges-Pompidou, en tant que conservatrice pour l’art contemporain (elles@centrepompidou Danser sa vie Pierre Huyghe Dominique Gonzalez-Foerster). Elle est nommée directrice du Centre Pompidou-Metz en 2014 (Warhol Underground Jardin infini ; Couples modernes ; Le Ciel comme atelier Rebecca Horn-Théâtre des métamorphoses Yves Klein et ses contemporains…). Elle est également commissaire du pavillon français à la Biennale de Venise 2015, avec Céleste Boursier-Mougenot, ainsi que de la XIVe Biennale de Lyon 2017, avec les Mondes flottants. 

Crédit photo : Manuel Braun

Pin It on Pinterest

Share This